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Pour des raisons économiques, je n’habite pas Bumbu (Bourgmestre)
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Pour des raisons économiques, je n’habite pas Bumbu (Bourgmestre)

« Habiter ou pas Bumbu n’est pas l’essentiel. Nous n’avons pas de résidence officielle de bourgmestre. La commune n’a même pas de bureau. J’occupe la maison familiale à Ngaliema. Habiter à Bumbu va me coûter 500 dollars. Si la commune est incapable de me payer, comment on peut me payer un loyer mensuel? », s’interroge Alidor Tshibanda.

Invité du Magazine Le Débat en live et en public ce vendredi 19 juillet sur TOP CONGO FM, le bourgmestre Tshibanda affirme que cela ne l’empêche pas « d’arriver à Bumbu à 6 heures et de quitter à 23 heures. C’est pour des raisons économiques que j’ai décidé de ne pas habiter Bumbu. Je suis très fier d’être bourgmestre ».

Bien qu’il est jugé « inconnu » de ses administrés, le bourgmestre affirme faire « des descentes sur le terrain ».

Fortement contredit par la foule, Alidor Tshibanda rassure que « je connais les problèmes de cette commune. Je descends sur le terrain pour écouter la population avant de décider. Nous descendons sur proposition des associations et nous descendons aussi par surprise ».

Commune depuis 52 ans

Commune à part entière depuis 52 ans, Bumbu est composé de « 80% de Ba Kongo, 15% des originaires du Bandundu et les originaires d’autres provinces. Nous avons 13 quartiers répartis sur 5,30 km2 avec plus de 30 000 habitants, selon les dernières statistiques ».

Taxes difficiles à récolter

A la tête de la commune depuis 7 ans, « nous avons beaucoup de difficultés pour récolter des taxes parce que les communes n’ont pas de conseillers communaux pour décider sur le taux, parce que pour fixer un taux, la décision doit venir du bourgmestre, mais avec contreseing de l’échevin. Au cas contraire, les taxes vont paraître illégales ».

Face à cette difficulté, « nous ne percevons que les taxes prévues dans le budget promulgué ».

Plus de 2 milliards de francs congolais de budget 

Le budget de la commune est de « plus de 2 milliards de francs congolais, dont la rétrocession. Nous avons trouvé que la commune réalisait 13 millions par mois. Depuis que nous avons été amputés du marché, notre budget, depuis la création du Budget annexe, est revu à la baisse ».

Le bourgmestre déplore le fait que « nous n’avons reçu qu’une seule fois la rétrocession, cette année ».

Réalisations


« Nous avons des comptes bancaires pour payer les bureaux de quartiers. Nous avons entamé la construction des bureaux des quartiers. 5 quartiers sont déjà propriétaires »,
 se réjouit le bourgmestre.

« Nous avons réhabilité la salle des réunions à la maison communale. Nous avons jeté des passerelles un peu partout. Nous n’avons pas croisé les bras. Nous continuons à agir.  Chaque année, je ne fais que réaliser des choses »
, renchérit-il. 

Parce qu’il n’y a aucun terrain de football, « nous avons accueilli le ministre qui nous a demandé de trouver un espace pour construire un stade. Après étude du terrain trouvé, il a été jugé favorable. On attend. Mais, on se bat chaque jour ».

En ce qui concerne les bandits urbains, mieux connu sous les noms des Kulunas, « nous les arrêtons, mais il y a très rarement des plaintes. Les gens ne viennent pas les charger ».

Chefs des quartiers percepteurs

Il s’avère que les chefs des quartiers perçoivent l’argent pour « établir » des fiches parcellaires.

Si le bourgmestre encourage ses administrés à passer à la commune pour « une petite procédure où tous les prix sont fixés dans les canevas budgétaires », il n’a pas su donner le prix pour l’obtenir estimant n’être pas en possession de ce document.

Mais, « les chefs des quartiers doivent donner l’argent à la comptabilité de la commune. Il ne faut pas leur donner l’argent, sans réclamer les preuves de paiement ».

Barick Bwematelwa

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