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« Le CNSA n’a pas annulé sa mission aux États-unis et à l’Union européenne » (Rapporteur)
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« Le CNSA n’a pas annulé sa mission aux États-unis et à l’Union européenne » (Rapporteur)

« Depuis le changement du gouvernement, le dossier [relatif à la mission que doit effectuer le Conseil national de suivi de l’Accord de la Saint Sylvestre en Europe et aux États-unis sur les sanctions infligées à certaines personnalités de l’administration Kabila] est bloqué au niveau du ministère des finances. Il faut qu’on libère le dossier pour que nous puissions effectuer la mission qui n’est pas annulée », a fait savoir ce mardi, sur TOP CONGO FM, le rapporteur du Conseil national de suivi de l’accord de la Saint Sylvestre.

« Moi, a-t-il révélé, j’ai déjà le visa pour les États-unis ou bien pour l’Union européenne. Nous avons déjà eu des rendez-vous fermes avec les représentants du gouvernementu en France, en Belgique, de la Suède, de l’Allemagne et même des ONGs », a-t-il révélé.

D’après Valentin Vangi, ces différents rendez-vous « attendent pour que nous puissions finaliser avant l’Assemblée, qui interviendra dans un mois et demi, au niveau de l’Union européenne pour qu’on renouvelle ou pas ces sanctions ».

Attendu au mois de septembre, le CNSA avait levé l’option d’annuler son déplacement car, explique Valentin Vangi, « bien entendu, on ne pouvait pas voyager comme ça. C’est une mission officielle et des que le ministère des finances, où le dossier est bloqué jusqu’à ce jour est libéré, nous allons rapidement leur faire un e-mail pour renouveler les contacts », promet-il. 

« Nous discutons à distance mais maintenant, il faudrait que nous puissions rencontrer les gens parce qu’il n’y a pas seulement les gouvernements mais aussi la société civile », souligne le rapporteur du CNSA.

Valentin Vangi rappelle que ces différentes institutions « nous attendent pour que nous puissions discuter et mettre en place un plan d’actions pour traiter ce dossier au cas par cas, comme nous l’avions promis en août dernier ».

« C’est le même principe avec les américains », dit-il.

Abordant le fait que certaines personnalités sanctionnées avaient abordé la justice pour obtenir la levée de ces mesures, Valenti Vangi relève que la démarche initiée par le CNSA ne pose « aucun télescopage » et indique que « tout ce que [ces personnalités] ont mené comme actions [sur le plan judiciaire], prenant l’exemple de l’Union européenne, pour la plupart, ils ont perdu le procès ».

« Les américains et les européens disent, relève le rapporteur du CNSA, qu’il n’y aura aucune solution sur le plan judiciaire. Les sanctions sont politiques et il faut y apporter des solutions politiques », tranche-t-il.

Peu avant la tenue des élections de décembre 2018, plusieurs personnalités et proches collaborateurs de l’ancien chef de l’État, Joseph Kabila, avaient été sanctionnées par le gouvernement américain ainsi que l’Union européenne. Elles sont accusées d’avoir œuvré à entraver le processus électoral et il est reproché une entorse aux droits de l’homme à travers le pays.

En marge du récent séjour de travail du Président de la République aux États-unis, l’envoyé spécial des États-unis dans la région des grands Lacs, Peter Pham, avait relevé que « ces sanctions ne sont pas liées aux résultats des élections de 2018 ».

« Nos sanctions, liées à des perturbations des droits humains, à la corruption et à l’ingérence dans le processus électoral bien avant l’élection de 2018, c’était pour aider le peuple congolais qui a exprimé la volonté pour le changement. Ce n’est pas passé. Ce n’est pas le jugement du gouvernement actuel qui a un partenariat à privilégier avec les États-unis », expliquait Peter Pham sur TOP CONGO FM.

Alain Tshibanda 

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