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La société civile du Kongo central demande à l’État de réhabiliter la résidence de Ne Muanda Nsemi
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La société civile du Kongo central demande à l’État de réhabiliter la résidence de Ne Muanda Nsemi

Nous venons à travers cette déclaration dénoncer les conditions de vie inhumaines et dégradantes, dans lesquelles vit le leader éclairé Ne Muanda Nsemi, depuis sa sortie de la clandestinité en date du 6 mai 2019, grâce à la volonté manifeste du chef de l’État d’oeuvrer pour la paix et la concorde dans l’instauration d’un véritable État de droit en RDC. Cette condition de vie est avant tout causée par la destruction méchante de sa rédisence, située au quartier MaCampagne dans la commune de Ngaliema, en date du 3 mars 2017, lors de son arrestation. Ce qui implique la responsabilité civile de l’État congolais de réhabiliter cette résidence injustement détruite », a dit à TOP CONGO le vendredi 26 juillet, Me Patrice Minga Mikobi, porte-parole de l’Alliance fraternelle de la jeunesse intellectuelle de la jeunesse Kongo.

Ce collectif rappelle que « lors de ces événements, de triste mémoire du 3 mars, le chateau de Ne Muanda Nsemi, qu’il a construit pendant plus de 30 ans avec l’argent de son salaire, avait été sérieusement saccagé et incendié, après l’avoir pillé de fond en comble ». »Fort de ce constat, la jeunesse de l’espace culturel Kongo sollicite l’humanisme politique du chef de l’État afin que la résidence de ce digne fils du pays, et grand maître de la sagesse Kongo, soit réhabilitée », a précisé Me Patrice Minga Mikobi.

Contexte

Leader du mouvement politico-religieux Bundu dia Mayala, Ne Muanda Nsemi avait été arrêté dans la nuit de jeudi 9 mai 2019 dans la capitale congolaise, précisément dans sa résidence, par les forces de la Police nationale congolaise, d’après laquelle, des instructions fermes étaient données pour le retourner en prison d’où il avait réussi à s’évader deux ans plus tôt, le 17 mai 2017 de la prison centrale de Makala. Il était incarceré pour « outrage au chef de l’État, constitution d’une milice, incitation à la haine tribale, enlèvement, détention illégale d’armes de guerre et séquestration ».

Réapparaissant le lundi 6 mai et présenté par le président du conseil national de suivi de l’Accord de la Saint-Sylvestre (CNSA), Joseh Olenghakoy, le leader du mouvement Bundu dia Mayala affirmait vouloir être au pays pour consolider la paix et travailler avec toutes les forces vives en vue de la reconstruction de la nation congolaise. 

Son évasion, découlant d’une attaque contre la prison centrale de Makala, avait provoqué celle des milliers d’autres détenus et occasionné de nombreux décès, aussi bien du côté des éléments de sécurité affectés à la garde de ladite prison que des prisonniers.

Alain Tshibanda

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