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« Il est irréaliste de croire que le VIH/SIDA est sous contrôle en RDC » (MSF)
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« Il est irréaliste de croire que le VIH/SIDA est sous contrôle en RDC » (MSF)

Les besoins des personnes vivant avec le VIH restent énormes, rappelle MSF, Médecins sans frontières. « Beaucoup des gens ont tendance à penser que l’épidémie [du VIH/SIDA] est sous contrôle, que les besoins ne sont plus aussi importants qu’auparavant », explique la coordinatrice du projet VIH/SIDA de Medecins Sans Frontières (MSF) en RDC.

Or, poursuit-elle, « cela n’est pas du tout la réalité. Tous les patients qui ont un traitement ont besoin de continuer cette prise en charge et il y encore beaucoup des gens qui ne sont pas encore pris en charge actuellement en RDC », soutient Pascaline Rahier.

50% non encore pris en charge

Alors que s’ouvre cette semaine, à Lyon (France), la conférence des donateurs du Fonds mondial contre le VIH/SIDA, la tuberculose et la malaria, destinée à mobiliser les financements pour lutter contre ces maladies pour les trois prochaines années, MSF a tenu à tirer la sonnette d’alarme quant aux besoins non couverts des patients vivant avec le VIH en RDC.

D’après l’ONUSIDA, au moins 450 000 personnes vivent avec le VIH en RDC alors que cette maladie bénéficie, depuis des années, de traitements efficaces permettant aux patients de vivre une vie normale.

« En RDC, on parle à peu près de 50% des gens qui ne sont pas encore pris dans le système de prise en charge et de mise sous traitement », a laissé entendre la coordinatrice du projet VIH/SIDA de MSF à Kinshasa.

Qui estime que « c’est extrêmement  important que la communauté internationale finance le Fonds Mondial et d’autres partenaires aussi », relevant qu’au « jour d’aujourd’hui, pour que la réponse en RDC puisse continuer et même s’accentuer vu que les besoins ne sont pas encore couverts à tous les niveaux ».

Le bureau de MSF en RDC avait levé l’option « de mettre un accent, parmi ses priorités en termes d’intervention, sur le VIH/SIDA avancé, compte tenu du fait qu’actuellement, il n’est pas pris en compte par les partenaires internationaux. Leurs priorités sont également importantes mais elles ne sont pas suffisantes pour couvrir les besoins des personnes vivant avec le VIH », explique Pascaline Rahier.

Alain Tshibanda

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