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Faute de consommables, pas de dialyse à l’Hôpital Mama Yemo depuis 2 semaines
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Faute de consommables, pas de dialyse à l’Hôpital Mama Yemo depuis 2 semaines

Depuis plus de deux semaines, le centre de dialyse de l’Hôpital général de Référence de Kinshasa (Ex Mama Yemo), ne reçoit plus aucun malade souffrant d’insuffisance rénale.

Le service destiné aux patients plutôt démunis, ne dispose plus de consommables, autrement appelés dialyseurs (filtres, bicarbonates, acides, etc.).
« Il s’agit d’une rupture tout fait temporaire de consommables comme il en arrive à tous les centres de la ville. En général, les structures s’entraident, en attendant un réapprovisionnement, seulement nous ne disposons pas de mêmes types de machines que les autres centres», explique le Professeur Nazaire Nseka, médecin directeur du centre.
Seul l’État congolais, via le ministère provincial de la Santé, fournit ces produits afin de maintenir les coûts de soins (50 dollars américains par séance), accessibles aux nécessiteux, alors que le prix pratiqué par la majorité de centres dans la ville de Kinshasa, dépasse les 200 dollars américains, la séance.
Cette interruption pèse sur les ménages financièrement fragiles. Mais pour combien de temps encore ? Dr Nazaire Nseka rassurer, sans plus de précision, que « cette carence n’est que provisoire, elle sera décantée d’ici là ».
Rupture récurrente 

Le centre de Dialyse de Kinshasa n’est pas à sa première mauvaise passe. Il est régulièrement en rupture de stock de principaux produits. Et les patients se plaignent souvent du manque de certains médicaments essentiels à l’administration des soins.

À son inauguration en décembre 2016, André Kimbuta, gouverneur de la ville de Kinshasa à l’époque, avait prévenu que « le centre dispose d’un stock d’intrants pour une année », avant d’inviter « les partenaires de la santé, les opérateurs économiques et toutes les personnes de bonne volonté à l’appuyer pour sa survie ».À Kinshasa, 12,4% de la population souffrent d’insuffisance rénale, selon des chiffres de 2010 communiqués par le ministère provincial de la santé.

Éric Lukoki

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