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Face à Ebola, l’OIM informatise la collecte de données aux points d’entrée prioritaire
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Face à Ebola, l’OIM informatise la collecte de données aux points d’entrée prioritaire

« Ces outils permettent à nos équipes de fournir une assistance plus rapide et plus précise aux populations congolaises affectées, mais aussi de faciliter l’identification des contacts perdus, qui représentent un risque interne en terme d’identification de la chaine de contamination et de la contamination des zones non affectées et afin de couper la chaine de contamination », explique Fabien Sambussy, chef de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en RDC qui a remis 71 tablettes numériques aux équipes déployées pour la surveillance aux points d’entrée aux frontières (POE) et Points de contrôle (POC).

L’efficacité de la lutte contre la maladie à virus Ebola passe également par l’amélioration de techniques de collecte d’information dans les points d’entrée et postes de contrôle installés dans les provinces endémiques du Nord-Kivu et de Ituri.
La configuration de ces tablettes va permettre aux équipes de la riposte de rechercher et détecter, en un clic, le nom d’un contact à haut risque qui passerait par les points de contrôle.
Chaque appareil, remis aux équipes déployées aux points de passage, dispose d’une liste actualisée de personnes ayant été en contact avec des cas positifs d’Ebola. Cette liste est élaborée par l’OMS.
« On y a accès instantanément et on peut partager les informations avec tous les points de contrôle. Chose qu’on ne peut pas faire avec un bout de papier. La deuxième des choses c’est aussi voir à temps réel quelles sont les consommations et les fréquentations des points de passage »,
 relève le chef de la mission de l’OIM en RDC.
Dans la guerre contre Ebola, la détection de personnes en contact avec les malades est précieuse.

« Il faut savoir qu’un malade génère des contacts. Et ces contacts-là sont susceptibles de tomber malades. Donc, on essaie de le suivre pendant 21 jours. Mais le problème est que ces contacts se déplacent. Et lorsqu’ils se déplacent, au niveau des points d’entrée, il faut avoir la possibilité de les détecter et les isoler », explique Mamadou Bah, un membre de l’équipe de riposte à Ebola de l’OIM.
Les tablettes numériques offrent également d’autres avantages dans la réponse aux urgences dans les zones affectées.
« C’est un outil très efficace notamment en terme de gestion de stock, pour pouvoir fournir à temps et en heure, les termo flashs adéquates, les kits adéquats, l’eau et penser également en fonction de nombre des personnes qui franchissent les points afin déterminer quel est l’inventaire de l’état de stock »
, révèle Fabien Sambussy
En plus de ces tablettes, les équipes de surveillance aux points de contrôle sont dotées des powerBank, et de hotspots (Modem avec signal Wifi), qui sont approvisionnés mensuellement en crédits internet, pour leur permettre de partager en permanence des informations précieuses pour l’efficacité de la riposte. Les équipements distribués pourraient être renforcés en raison de la dynamique enregistrée autour de cette épidémie. 
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), à la date du 11 août, le total cumulé des cas est 2 816 (2 722 confirmés et 94 probables), incluant 1 888 décès. Au niveau de centres de traitement, au total 833 malades sont considérés comme des survivants.
Alain Tshibanda

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